autonomie protéique

info GPLV Mars 2016

mars 2016

Les grandes lignes de l'AG 2016 : repenser son système fourrager pour des rations économiques et efficaces !

 

 

Quid des meteils protéïques? de l'ensilage maïs grain ?

Des pistes à explorer pour réussir ses fourrages....

 

Disponible en téléchargement sur le site

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AG2016

12 janvier 2016

autonomie protéique, la suite ....

 "des pistes pour une alimentation économe"

la suite de cette actualité dans quelques jours .... 

soyez curieux !!

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Autonomie protéique : rêve ou réalité ?

19 mars 2014

3 ans déjà que les laitiers du villefranchois se penchent sur le sol de leurs exploitations, aujourd'hui en 2014, voilà ce que leur recherche les engage à réfléchir 

Autonomie protéique, Rêve ou réalité ?

 

Telle était la question que se posait le GPLV, Groupe des Producteurs Laitiers du Villefranchois, le mercredi 19 mars lors de son Assemblée Générale.

 

Tout d’abord quelques mots pour rappeler l’origine de ce questionnement.

En dehors des questions essentielles économiques que sous tend l’interrogation, le GPLV se préoccupe d'explorer de nouvelles voies.

 

Après s’être initié à l’homéopathie sur les animaux au  début des années 2000 et voyant que cette pratique donne des résultats, le groupe a souhaité s'aventurer sur  d’autres pistes dans un autre domaine : le sol.

 

Début 2011, le GPLV a fait appel à Monsieur Poencet, il nous a éveillés à l’Agro Ecologie avec une entrée biodynamie.

 

Courant 2011, une conférence sur les techniques culturales simplifiées a été organisée avec des étudiants de l’Institut François Marty au cours de laquelle Régis Hélias d’Arvalis est intervenu.

 

Début février 2012, une formation  avec Matthieu Archambeaud sur les TCS (Techniques de Conservation des Sol) a été organisée avec la chambre d’agriculture. Mathieu a fait prendre conscience aux présents qu’une autre approche du sol était possible, notamment il a mis en évidence l’importance d’avoir un sol toujours couvert et l’intérêt des techniques de travail simplifiées pour ne pas bousculer la vie du sol en profondeur.

 

Quelques mois plus tard, il a été appuyé par la présentation des premiers résultats des suivis de parcelles par Muriel Six de la Chambre d’agriculture de l’Aveyron sur les couverts végétaux, parcelles  mises en place suite à cette formation.

 

Plus tard en lien avec Agro d’Oc (association de CETA dans le Gers principalement, groupe d’agriculteurs travaillant en TCS avec des couverts végétaux depuis plusieurs années)  le groupe a pu être sensibilisé au côté mécanisation du problème. 

 

Enfin en allant en visite chez Denis Albenge, laitier dans le Tarn, l'articulation  entre la production de méteil, riche en protéine en interculture  et l'impact sur la ration des vaches et l'autonomie fourragère du troupeau, est devenue plus tangible.

 

Suite à cela, le  GPLV  a invité Anton Sidler, agriculteur, producteur de lait dans l’Orne,  après avoir été interpellé par la faible consommation de tourteaux de son troupeau face à un niveau de production laitière élevé. Chez lui,  les 85 Prim’Holstein produisent près de 11 000 kg de lait.

 

La ration de base se compose d’un tiers de méteil, un tiers de foin ou d’ensilage d’herbe et un tiers de maïs épi. Côté concentrés, les quantités se limitent à 1,5 kg de tourteau de colza par vache et par jour.

 

Chez Anton, une évidence, « couvrir pour nourrir » !

 

En couvrant ses sols entre deux cultures, Anton multiplie la quantité de fourrage produite sur un hectare. Le sol ne s’épuise pas, il se régénère. A la récolte de maïs, il rajoute la récolte du couvert. Avec ces deux cultures par an, il arrive à fournir la quantité de fourrage nécessaire à alimenter trois vaches par hectare et par an en apportant plus de protéines via la ration de base. En effet le méteil mis en culture se compose de 60 kg de féverole, 60 kg de pois, 15 kg vesce commune et 15 kg avoine. Il est récolté tôt afin de pouvoir implanter des maïs ensuite et aussi dans l'objectif de fournir un maximum de PDIN assimilable.

 

Même en terrain acide, Anton sème des luzernes, récoltées en foin ou pâturées. Quand la luzerne s’éclaircit, il sursème en méteil (le même que précédemment étudié mais à moitié dose).

 

Pour mettre en place ces cultures, progressivement, il est arrivé à travailler en semis direct : économie de temps et d’argent pour un résultat qui ne bouscule pas la vie du sol.

 

Localement, ici dans le Villefranchois, les agriculteurs ayant mis en place des méteils, les ayant récoltés avant les semis de maïs, arrivent à la même conclusion, ils récoltent plus de fourrage à l'hectare chaque année.

 

Un temps a été réservé à l’échange en petit groupe. Cela a permis aux producteurs de comparer les pratiques de chacun, les questions posées, de ré affirmer le  besoin de se retrouver pour rediscuter régulièrement de ces techniques.

 

 

Ainsi au fil du temps, depuis 3 ans, l'exploration aidant, nous avons pris conscience qu'en améliorant la vie des sols des parcelles, les récoltes fourragères évoluent et peuvent permettre une meilleure autonomie fourragère et protéique  des exploitations.

 

 

Benedicte Canredon 

 

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anton sidler

anton sidler